Immobilier 2024 : Quels impacts pour votre portefeuille selon le vainqueur de la présidentielle ?
Immobilier 2024 : Le grand bouleversement ? Ce qui change pour vous selon le prochain locataire de l’Élysée
L’élection présidentielle de 2024 s’annonce comme un tournant pour le secteur immobilier français. Entre réformes fiscales audacieuses, soutien renforcé à l’accession à la propriété et régulation accrue des loyers, les programmes des candidats promettent de redessiner les règles du jeu. Propriétaires, locataires ou investisseurs : voici ce que chaque scénario pourrait signifier pour votre situation.
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🔍 Deux visions, deux futurs pour l’immobilier
Les propositions des principaux prétendants à la magistrature suprême divergent radicalement, avec des implications majeures sur : - La fiscalité immobilière (impôts, taxes, défiscalisation) - Les aides à l’accession et au logement (PTZ, APL, dispositifs locaux) - La régulation des loyers et des marchés tendus (encadrement, zones tendues) - Les incitations à l’investissement locatif (LMNP, Pinel, etc.)
Détail des mesures clés et de leurs répercussions.
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🏛️ Scénario 1 : Un quinquennat centré sur la libéralisation et l’investissement
Pour les propriétaires : - Allègement de la taxe foncière pour les résidences principales, avec un étalement sur 5 ans dans les communes où les taux dépassent 1,5 % du revenu médian. - Simplification des règles de location : suppression progressive des zones tendues au profit d’un mécanisme de bonus-malus pour les bailleurs ajustant leurs loyers à l’inflation. - Création d’un « chèque rénovation » de 10 000 € pour les travaux d’isolation, cumulable avec MaPrimeRénov’.
Pour les locataires : - Gel des APL en valeur nominale, mais extension des critères d’éligibilité aux ménages modestes en périphérie des métropoles. - Développement du « bail mobilité » (durée de 1 à 10 mois) pour faciliter les déménagements professionnels.
Pour les investisseurs : - Prolongation du dispositif Pinel jusqu’en 2027, mais recentré sur les petites et moyennes villes (moins de 50 000 habitants). - Exonération partielle de la plus-value après 15 ans de détention (contre 22 ans actuellement). - Assouplissement des règles LMNP pour les locations meublées touristiques (seuil relevé à 180 jours/an).
> « Une politique pro-investisseurs, mais qui risque d’accentuer les inégalités territoriales » > — Économiste spécialisé en immobilier résidentiel
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⚖️ Scénario 2 : Régulation renforcée et protection des locataires
Pour les propriétaires : - Augmentation de la taxe foncière pour les logements vacants (+50 % après 1 an de vacance) et les résidences secondaires dans les zones tendues. - Encadrement strict des loyers : généralisation à toutes les communes de plus de 10 000 habitants, avec un plafond fixé à 80 % du loyer médian local. - Obligation de rénovation énergétique (DPE ≤ C) d’ici 2028 pour pouvoir louer, sous peine de sanctions fiscales.
Pour les locataires : - Revalorisation des APL de +15 % en moyenne, avec un plafond de ressources relevé pour inclure les classes moyennes. - Création d’un « droit à la stabilité locative » : limitation des hausses de loyer à 1 % par an (hors inflation) pour les baux de plus de 3 ans. - Développement massifs de logements sociaux (objectif : 30 % du parc dans chaque ville de plus de 5 000 habitants).
Pour les investisseurs : - Suppression progressive du dispositif Pinel, remplacé par un crédit d’impôt ciblé sur les logements neufs à loyers modérés. - Taxation des plus-values immobilières dès le 1er euro (taux progressif de 15 % à 30 % selon la durée de détention). - Restriction des locations touristiques : quota maximal de 30 % du parc immobilier par commune.
> « Une volonté de rééquilibrer le marché, mais qui pourrait décourager l’investissement privé et aggraver la pénurie de logements » > — Président d’une fédération de promoteurs
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📊 Qui serait le plus impacté ? Tableau comparatif
| Catégorie | Scénarios libéral | Scénarios régulé | |---------------------|-------------------------------------|-------------------------------------| | Propriétaires | ✅ Taxes allégées, aides rénovation | ❌ Taxes en hausse, contraintes DPE | | Locataires | ⚠️ APL gelées, loyers indexés | ✅ APL revalorisées, loyers plafonnés| | Investisseurs | ✅ Pinel prolongé, plus-values réduites | ❌ Fiscalité alourdie, quotas stricts | | Marché global | 📈 Dynamique, mais inégalités | 🏘️ Stabilité, mais pénurie possible |
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💡 3 conseils pour anticiper les changements
- Pour les propriétaires :
- Pour les locataires :
- Pour les investisseurs :
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🔮 Et demain ? Les incertitudes à surveiller
- L’inflation : Une hausse persistante pourrait rendre caduques les mesures de gel des loyers. - Les taux d’intérêt : Leur évolution influencera directement la capacité d’emprunt et la demande. - Les collectivité locales : Certaines villes pourraient durcir leurs règles (ex : Paris avec un encadrement à 70 % du loyer médian).
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🗳️ Le mot de la fin : Votre vote, votre immobilier
Jamais une élection présidentielle n’aura eu un impact aussi direct sur votre logement ou vos investissements. Propriétaire d’un studio parisien ? Locataire en province ? Investisseur en LMNP ? Chaque bulletin glissé dans l’urne pourrait faire varier votre budget de plusieurs centaines d’euros par an.
> « En 2024, l’immobilier ne sera plus un simple actif : ce sera un enjeu politique » > — Analyste en stratégie patrimoniale
👉 À vous de jouer : quel scénario correspond le mieux à vos intérêts ?