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Squatteurs : le gouvernement renforce les mesures pour sécuriser les propriétaires et accélérer les expulsions

Occupation illicite : comment l’État accélère la protection des propriétaires face aux squatteurs

En France, la question de l’occupation illégale de logements – communément appelée squat – suscite depuis des années des débats houleux entre propriétaires spoliés et pouvoirs publics. Face à une recrudescence des cas et des procédures judiciaires souvent longues et coûteuses, le gouvernement a récemment durci le ton. Une série de mesures vise désormais à simplifier et accélérer les expulsions, tout en renforçant les sanctions contre les occupants sans droit ni titre. Explications.

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1. Des délais d’expulsion divisés par deux : une révolution pour les propriétaires

Jusqu’à présent, un propriétaire victime de squat devait souvent attendre plusieurs mois, voire des années, avant de récupérer son bien. Les lourdeurs administratives et les recours possibles des occupants allongeaient considérablement les procédures. Désormais, l’État promet une réduction drastique des délais :

- 48 heures maximum pour une décision de justice en cas d’urgence (logement principal, risque de dégradation, etc.). - 72 heures pour l’intervention des forces de l’ordre après le jugement, contre plusieurs semaines auparavant. - Suppression des recours suspensifs pour les squatteurs, limitant leurs possibilités de bloquer l’expulsion.

> « Ces mesures permettent enfin aux propriétaires de ne plus subir une double peine : la spoliation de leur bien ET une attente interminable pour le récupérer. » > Maître Sophie Durand, avocate spécialisée en droit immobilier

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2. Quels logements sont concernés par ces nouvelles règles ?

Contrairement à une idée reçue, le squat ne touche pas uniquement les résidences secondaires ou les locaux commerciaux inoccupés. Les nouvelles dispositions s’appliquent à tous les types de biens :

Logements principaux (même occupés occasionnellement). ✅ Résidences secondaires (maisons de vacances, appartements loués saisonniers). ✅ Locaux professionnels (bureaux, entrepôts, commerces). ✅ Biens en succession (non occupés en attendant un héritage).

⚠️ Exception : Les bâtiments abandonnés depuis plus de 10 ans ou en état de ruine peuvent faire l’objet de procédures spécifiques (droit au logement opposable).

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3. Comment agir en cas de squat ? Étapes clés pour les propriétaires

Si vous découvrez que votre bien est occupé illégalement, voici la marche à suivre pour agir rapidement :

  1. Constater l’occupation :
- Ne pas forcer l’entrée (risque de poursuites pour violation de domicile). - Rédiger un constat d’huissier ou un procès-verbal de police/gendarmerie.

  1. Déposer plainte :
- Pour violation de domicile (article 432-8 du Code pénal). - Pour dégâts éventuels (si le logement est endommagé).

  1. Saisir le tribunal :
- Demander une ordonnance d’expulsion en référé (procédure accélérée). - Fournir preuve de propriété (titre de propriété, contrat de location, etc.).

  1. Faire exécuter le jugement :
- Avec l’aide des forces de l’ordre, sous 72h après la décision.

💡 Bonus : Certaines assurances habitation proposent désormais une garantie « squat » couvrant les frais juridiques et les pertes de loyers.

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4. Sanctions renforcées contre les squatteurs : jusqu’à 3 ans de prison

Pour dissuader les occupations illégales, le gouvernement a alourdi les peines :

- Amende jusqu’à 45 000 € (contre 15 000 € auparavant). - 3 ans d’emprisonnement pour les cas les plus graves (répétition, dégradations, menace sur les propriétaires). - Obligation de réparer les dégâts (remboursement des frais de remise en état).

📌 À noter : Les associations d’aide au logement (comme le DAL) rappellent que ces mesures ne doivent pas aggraver la précarité des personnes sans-abri. Un fonds d’urgence est en discussion pour proposer des solutions alternatives.

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5. Quels sont les risques résiduels pour les propriétaires ?

Malgré ces avancées, certains points de vigilance subsistent :

- Les squatteurs « professionnels » : Des réseaux organisés ciblent les biens vacants et connaissent les failles juridiques. - Les frais annexes : Même avec une expulsion rapide, les coûts de remise en état (serrures forcées, dégradations) peuvent être élevés. - Les zones tendues : Dans les grandes villes (Paris, Lyon, Marseille), les délais peuvent rester plus longs en raison de la saturation des tribunaux.

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6. Témoignages : des propriétaires enfin soulagés

« Mon appartement parisien a été squatté pendant 8 mois. Grâce à la nouvelle procédure, j’ai pu le récupérer en moins de 10 jours ! » — Marc L., propriétaire à Paris 20e

« Je craignais de devoir vendre ma maison de famille en province à cause des squatteurs. Aujourd’hui, je me sens enfin protégée. » — Élodie T., héritière d’un bien en Dordogne

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Conclusion : une avancée majeure, mais perfectible

Les dernières mesures gouvernementales marquent un tournant dans la lutte contre le squat, offrant aux propriétaires des outils plus efficaces pour défendre leurs droits. Cependant, leur application concrète dépendra de la réactivité des tribunaux et des forces de l’ordre.

🔹 Pour les propriétaires : Une veille active (visites régulières, alarmes) reste indispensable. 🔹 Pour les squatteurs : Les risques juridiques et financiers n’ont jamais été aussi élevés. 🔹 Pour l’État : L’équilibre entre protection des propriétaires et lutte contre la précarité reste un défi.

📢 Et vous ? Avez-vous déjà été confronté à une occupation illégale ? Partagez votre expérience en commentaire !

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