Achat immobilier en solo : comment maximiser ses chances d’obtenir un prêt à deux revenus ?
Achat immobilier en solo : comment maximiser ses chances d’obtenir un prêt à deux revenus ?
L’acquisition d’un logement représente souvent le projet d’une vie, mais son financement peut s’avérer complexe, surtout lorsque l’on souhaite emprunter seul tout en profitant des capacités d’endettement d’un couple. Est-ce réalisable ? Quelles sont les astuces pour convaincre les banques ? Voici un guide complet pour y parvenir sans compromis.
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Pourquoi vouloir emprunter « à deux » quand on achète seul ?
Les établissements bancaires évaluent la solvabilité d’un emprunteur en fonction de son revenu, de ses charges et de son apport personnel. Or, un couple dispose généralement d’un pouvoir d’achat supérieur à celui d’une personne seule. Voici les principaux avantages à tirer parti de cette dynamique :
- Augmenter sa capacité d’emprunt : Deux salaires permettent de viser un bien plus ambitieux ou de réduire la durée du crédit. - Bénéficier de taux plus attractifs : Un dossier solide avec des revenus combinés rassure les banques et peut négocier des conditions avantageuses. - Sécuriser son projet : En cas de coup dur (perte d’emploi, maladie), le second revenu peut prendre le relais pour honorer les mensualités.
> ⚠️ Attention : Cette stratégie implique une responsabilité partagée sur le prêt, même si un seul nom figure sur l’acte de propriété.
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Les solutions pour emprunter « à deux » en achetant seul
1️⃣ Le prêt solidaire : un engagement commun sans copropriété
Ici, deux personnes (un couple, des associés, ou un parent et son enfant) s’engagent solidairement sur le remboursement du crédit, mais un seul devient propriétaire.
✅ Avantages : - Capacité d’emprunt calculée sur les deux revenus. - Possibilité de racheter la part du co-emprunteur plus tard (via une donation ou une vente).
❌ Inconvénients : - Le co-emprunteur reste redevable en cas de défaut de paiement. - Complexité en cas de séparation ou de désaccord.
> 💡 Conseil : Prévoyez une clause de rachat dans l’acte notarié pour faciliter une sortie future du co-emprunteur.
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2️⃣ La caution solidaire : un filet de sécurité sans propriété partagée
Une alternative moins engageante consiste à faire cautionner son prêt par un proche (parent, conjoint, ami). La banque prend alors en compte les revenus du cautionnaire pour évaluer le risque, sans que ce dernier ne devienne propriétaire.
✅ Avantages : - Pas de droits de propriété à partager. - Solution idéale pour les jeunes actifs avec un apport limité.
❌ Risques : - La caution s’expose à devoir rembourser en cas de défaillance. - Certaines banques exigent un lien familial (parent/enfant).
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3️⃣ Le prêt in fine avec garantie conjointe
Réservé aux profils aisés, ce type de crédit permet de ne rembourser que les intérêts pendant la durée du prêt, le capital étant soldé en une fois à la fin. Un co-emprunteur peut garantir le capital restant dû, boostant ainsi la confiance de la banque.
✅ Pour qui ? - Investisseurs ou indépendants avec des revenus variables. - Personnes anticipant une rentrée d’argent future (héritage, vente d’un bien).
⚠️ Prudence : Les mensualités sont plus légères, mais le risque de non-remboursement final est élevé.
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Les pièges à éviter absolument
Même avec une stratégie bien ficelée, certains écueils peuvent compromettre votre projet :
- Négliger l’assurance emprunteur : Une couverture adaptée (décès, invalidité, perte d’emploi) est cruciale, surtout si un seul revenu est « actif ». - Sous-estimer les frais annexes : Notaire, garantie, pénalités de remboursement anticipé… Ces coûts peuvent grever votre budget. - Oublier la fiscalité : En cas de donation future ou de rachat de parts, des droits peuvent s’appliquer. - Choisir un co-emprunteur sans réflexion : Un divorce ou un conflit peut bloquer la revente ou le rachat du bien.
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Alternatives si la banque refuse
Si les banques traditionnelles ferment la porte, explorez ces pistes :
🔹 Les prêts aidés (PTZ, Action Logement) : Sous conditions de ressources, ils peuvent compléter un financement classique. 🔹 Le crowdfunding immobilier : Certaines plateformes permettent de lever des fonds pour un apport. 🔹 L’achat en viager : Une solution pour acquérir un bien sans emprunt bancaire (mais avec des risques spécifiques). 🔹 Le prêt familial : Un proche peut vous prêter de l’argent à taux zéro ou symbolique (à formaliser par acte notarié).
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Checklist pour réussir son projet
Avant de vous lancer, vérifiez ces points clés :
- [ ] Évaluez votre capacité d’emprunt réelle (via un simulateur en ligne ou un courtier). - [ ] Choisissez un co-emprunteur ou caution de confiance (famille, conjoint, associé). - [ ] Négociez les clauses de sortie (rachats, donations) dès le départ. - [ ] Comparez les offres de prêt (taux, assurances, pénalités). - [ ] Prévoyez un fonds de sécurité (3 à 6 mois de mensualités). - [ ] Consultez un notaire pour sécuriser les aspects juridiques.
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Conclusion : un projet ambitieux, mais réalisable
Acheter seul en empruntant « à deux » est une stratégie audacieuse mais parfaitement légale, à condition de bien en mesurer les implications. Que vous optiez pour un prêt solidaire, une caution, ou un montage financier alternatif, l’essentiel est de sécuriser chaque étape avec des professionnels (courtier, notaire, conseiller bancaire).
🚀 Prochaine étape : Prenez rendez-vous avec un courtier pour affiner votre dossier et décrocher le meilleur financement !
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